Les classiques du cinéma français

Cinéma : couple regardant la télé

Les films français des années 30 et 40 ont marqué l'enfance et la jeunesse de votre parent. Et si vous les redécouvriez ensemble !

Les films français des années 30 et 40 ont marqué l'enfance et la jeunesse de votre parent. Et si vous les redécouvriez ensemble !

Bien sûr, il y a les films d'Hollywood. Mais votre proche a connu aussi « l'âge d'or » du cinéma français et son lot de classiques. Nous vous proposons une sélection des meilleurs de ces films des années 30-40. A voir et revoir en compagnie de votre parent…


Zéro de conduite (1932) est l'œuvre de Jean Vigo, le « Rimbaud du cinéma », disparu à 29 ans. Autobiographique, ce film raconte une rentrée des classes en pensionnat et la révolte des élèves contre les adultes. Jugé trop subversif, il n'est projeté que dans les ciné-clubs. Vigo réalisera encore L'Atalante (1934), une histoire d'amour entre un marinier et une fille de paysans, avec Michel Simon.

César (1936). Deuxième film de Marcel Pagnol en tant que réalisateur, il clôt la trilogie marseillaise commencée avec Marius (1931) et Fanny (1932). Raimu en est l'inoubliable interprète. Aujourd'hui, Pagnol et sa verve continuent à inspirer des films populaires (Jean de Florette, La Fille du puisatier).

Le Quai des brumes (1938). C'est un film de Marcel Carné avec le couple Jean Gabin-Michèle Morgan, Michel Simon et Pierre Brasseur. Un déserteur qui veut fuir la France, une jeune femme rencontrée dans un bar et de mauvais garçons qui contrarient leur amour… Les dialogues, signés Jacques Prévert, ont donné lieu à la réplique culte « T'as de beaux yeux, tu sais ! ». Dans la même veine sombre, d'aucuns lui préfèrent Le Jour se lève (1939), autre film du tandem Carné-Prévert, toujours avec Jean Gabin.

La Règle du jeu (1939). Ce film de Jean Renoir, considéré comme son chef d'œuvre, est un échec à sa sortie : trop moderne pour l'époque ! Au menu : intrigues amoureuses et meurtre dans la haute société, sur fond de partie de chasse. Du même Jean Renoir, citons aussi La Grande illusion (1937), qui met en scène des prisonniers français dans un camp allemand en 1917 ou encore La Bête humaine (1938), d'après un roman d'Emile Zola, où Jean Gabin incarne un cheminot.

Le Corbeau (1943). Henri-Georges Clouzot a tourné ce film noir pendant l'occupation allemande. Des lettres anonymes sèment le trouble dans une petite ville de province. Oppressant ! Clouzot avait déjà réalisé un policier : L'assassin habite au 21 (1942). Après la guerre, ce sera Quai des Orfèvres (1947).

Le Ciel est à vous (1943). C'est le meilleur film de Jean Grémillon et de la période de l'Occupation, selon certains critiques. Cette histoire d'un couple de petits artisans français (Charles Vanel et Madeleine Renaud) devenant d'héroïques champions d'aviation prit à l'époque des accents patriotiques.

Les Enfants du paradis (1945). Signé Carné-Prévert, ce film marque l'apogée de la collaboration entre le cinéaste et le scénariste. A travers les amours d'un mime (Jean-Louis Barrault) et d'une courtisane (Arletty) dans le Paris de 1840, c'est une réflexion sur le spectacle, l'art, la vie… Magique !

 

Vous pouvez retrouver et acheter certains d'entre eux sur la plateforme Canalplay.

En savoir plus: 

Sources

  • G. Haustrate, Le Guide du cinéma, Syros, 1984
  • G. Sadoul, Histoire du cinéma, J'ai Lu, 1962